Rénovateur de radiateurs en fonte : un métier d’atelier que peu de gens connaissent

Rénovateur de radiateurs en fonte : un métier d'atelier que peu de gens connaissent

On connaîtl’ébéniste, le tapissier, le ferronnier. On connaît moins lerénovateur de radiateurs en fonte, un métier d’atelier àpart entière, né du simple constat que ces objets centenairesvalent mieux que la déchetterie. Portrait d’un savoir-faire qui secompte en quelques dizaines d’ateliers en France.

Radiateursen fonte fleuris après sablage, en attente de peinture, dansl’atelier AS Décapage.

Un objet lourd, une matière exigeante

Pourquoi tout se passe en atelier

Un radiateur enfonte pèse de 40 à plus de 200 kilos. Rien ne se fait à lamain : il faut un local adapté, des moyens de levage, une cabine desablage, un système de récupération des vieilles peintures,souvent au plomb. C’est ce qui explique que le métier nes’exerce qu’en atelier, et que les ateliers soient si rares sur leterritoire.

Chaque radiateur a son histoire

Un classique àcolonnes des années 1950, un lisse d’après-guerre, un fleuri dudébut du siècle dont les motifs ont disparu sous dix couches depeinture : aucun n’arrive dans le même état. Le travail commencetoujours par un diagnostic : état des joints, dépôtsintérieurs, éléments percés, avant de décider de ce qui serafait.

Les gestes du métier

De la fonte nue à la couleur choisie

Décaper jusqu’à lafonte nue, désembouer l’intérieur, tester l’étanchéité quand ona un doute, remplacer un joint entre deux éléments, sabler pourrévéler les reliefs, puis peindre dans la teinte choisie par leclient, parmi toute la gamme RAL : chaque étape demande del’expérience plus que de la machine. Un sablage trop appuyé effaceun motif, une peinture mal appliquée coule dans les creux, un jointmal serré suinte à la première mise en chauffe. Un radiateur bienrénové ne se distingue pas d’un neuf, sauf qu’il a cent ans etqu’il en fera cent de plus.

À qui confier ses radiateurs

Parce que lesateliers sont rares, beaucoup de propriétaires ne savent pas que lasolution existe et jettent des radiateurs qui auraient pu repartirpour un siècle. Avant de remplacer, il vaut la peine de demander undevis à un spécialiste : ASDécapage, par exemple, prend en charge les radiateursen fonte classiques, lisses et fleuris, de l’enlèvement à lalivraison, et les rend prêts à poser dans la teinte choisie. Leseul conseil à retenir : s’y prendre avant l’automne, quandles délais des ateliers s’allongent de plusieurs semaines.